Historique

Nos buts

Dans nombre de situations de conflits armés dans le monde, les hommes, femmes et enfants font face quotidiennement à une extrême violence et les besoins humanitaires sont de plus en plus importants.

Pour assurer la protection et l’assistance dont les victimes des conflits armés ont besoin, il est nécessaire de bien préparer et de professionnaliser le personnel des actions humanitaires. Les ressources humaines sont le pilier essentiel de toutes les interventions. Ici comme ailleurs, la formation est un investissement primordial.

Soucieux de relever les défis qui se présentent, le CICR a décidé de regrouper ses actions de formation à Ecogia qui représente un site idéal pour la mise en oeuvre de ses programmes, dont certains mettent en simulation à échelle réelle des situations problématiques du terrain.

Ecogia est aussi un lieu d’échange où les organisations humanitaires, sociales ou éducatives qui le souhaitent peuvent venir partager leurs expériences dans le respect de leurs mandats spécifiques.

Le hameau d’Ecogia

Le hameau d’Ecogia a une longue histoire. La présence d’une source, récemment remise en état, constitue l’un des intérêts de ce lieu. Jadis les Romains ont utilisé cette source pour alimenter un aqueduc qui conduisait l’eau d’Ecogia à une villa romaine située sur le plateau de la gare de Versoix.

Le nom même d’Ecogia apparaît pour la première fois dans un document de 1022 sous la forme d’Adesgogia. Parmi les hypothèses sur l’étymologie de ce nom, le linguiste Ferdinand de Saussure suppose une origine latine : la préposition « Ad » signifiant « près de » et « Esgogia » pouvant être dérivé de exagitare, soit « pousser dehors », l’origine du nom ferait clairement allusion à la source.

« Hic sitiens viator – vinum non acqua plus quam »
(Arrête-toi ici, voyageur assoiffé! Le vin n’est pas meilleur que cette eau.)

Cette inscription latine figure sur une pierre taillée de style empire en forme de mausolée abritant la source.

Le bâtiment, construit au XVIIIe siècle, est remis en 1881 à un ordre religieux qui y fonde un orphelinat. Lorsque celui-ci cesse ses activités, la commune de Versoix rachète le domaine en juillet 1993. La Municipalité l’a ensuite mis à disposition du CICR dès juin 1999.